Notre programme

CAPITALISME PATRIARCAT BASTA !

Le monde dans lequel nous vivons, travaillons, pensons, aimons, luttons, a toujours connu des crises qu’il n’a surmontées qu’au prix d’effroyables destructions, de guerres et d’une croissance économique continuellement relancée. Aujourd’hui, ce système se heurte aux limites de la planète : une croissance infinie dans un monde fini est impossible.

Pour se perpétuer, le capitalisme doit amplifier l’exploitation des humains et le gaspillage des ressources naturelles ; il s’empare de l’ensemble du monde en privatisant les services publics et en transformant en marchandise tout ce qui est encore gratuit, jusqu’à l’air, l’eau et nos vies dans ce qu’elles ont de plus intime. Le travail domestique et de soins (« care »), accompli gratuitement majoritairement par les femmes, est lui aussi indispensable au fonctionnement du système capitaliste. D’après l’OFS, il représente 374  milliards de francs par année. Selon la logique capitaliste, production et rentabilité doivent sans cesse augmenter. Il faudrait donc travailler et consommer toujours plus. C’est aberrant.

Notre environnement subit des dégâts irréversibles, mettant en danger l’ensemble des espèces vivantes et donc l’avenir-même de l’aventure humaine. L’urgence est manifeste et scientifiquement reconnue. C’est pourquoi il faut agir résolument pour mettre un terme à cette course suicidaire. Pourtant les décideurs –gouvernements, banques, multinationales- restent passifs devant la catastrophe. Les grandes puissances internationales, dont les états européens et la Suisse, intensifient même leur course folle à l’enrichissement des plus riches par l’accaparement des terres et le pillage des ressources, en plongeant dans la misère les peuples de nombreux états du Sud.

Quand il s’agit de faire des cadeaux aux plus fortuné·e·s, aux entreprises et aux banques, en vidant les caisses des collectivités publiques, quand il s’agit de rogner sur les prestations et les assurances sociales ou de mettre en cause les prescriptions sanitaires ou écologiques considérées comme des « entraves injustifiées au commerce », la propagande est constante et les décisions fermes. Ainsi, le stress, le chômage et la précarité des un·e·s augmentent au gré de la concentration des richesses des autres. En Suisse, le 1% les plus riches possèdent 41% de la richesse nationale, alors que 90% de la population n’en possèdent que le quart. Les femmes sont en première ligne de la précarité, du chômage et de la pauvreté. 20 % des bénéficiaires des aides sociales sont des familles monoparentales (le plus souvent des mères et leurs enfants). Alors que l’égalité salariale n’est toujours pas acquise, le Conseil fédéral lance une nouvelle offensive contre les femmes avec son projet AVS21 qui vise à augmenter l’âge de leur retraite d’une année. Une infime minorité entend ainsi imposer ses intérêts financiers au détriment de l’écologie et de la justice sociale.

La politique migratoire suisse est cynique, inhumaine et raciste. Elle refoule, humilie, détruit et broie des êtres humains qui ne cherchent qu’une vie digne. Dans le même temps, elle renforce le pouvoir économique et politique de multinationales qui exploitent les ressources ainsi que les travailleurs et les travailleuses des pays du Sud, et les poussant à prendre la voie de l’exil. Le racisme et la xénophobie sont synonymes de violences. Ils tuent, précarisent, discriminent, humilient, déshumanisent et divisent : nous refusons d’en être complices ! De nouvelles migrations surviennent dans les pays du Nord. Elles sont la conséquence directe des misères provoquées par une économie mondialisée, des interventions militaires de puissances impérialistes et des répressions meurtrières d’États autoritaires. La spoliation de leurs ressources maintient ces pays dans le sous-développement et leurs populations dans la pauvreté, tandis que de nombreuses multinationales qui en proviennent sont accueillies, en Suisse et ailleurs, pour bénéficier de privilèges fiscaux. En parallèle, la nouvelle Loi fédérale sur la nationalité restreint et détériore les conditions d’accès aux droits politiques des migrant.e.s en général. Les critères dits de « bonne intégration » portent atteinte au respect de la sphère privée et à la liberté d’opinion, laissant une large place à l’arbitraire. D’une manière générale, les personnes non-blanches subissent des discriminations à l’embauche, dans l’attribution au logement, dans les services publics,etc… Elles sont également soumises à des contrôles au faciès répétés, synonymes d’humiliations, de violences et parfois même de mort. Pour les personnes musulmanes ou perçues comme telles, en particulier les femmes qui portent le foulard, l’islamophobie est source d’humiliations et d’exclusions répétées. En Suisse, les milieux patronaux poursuivent le pillage, et exploitent les migrant·e·s en les assignant aux emplois les plus durs, les plus précaires, et les moins rémunérés. Ici, nous nous opposons fermement à cette discrimination structurelle. Là-bas, nous condamnons cette prédation.

SolidaritéS veut tracer d’autres voies économiques et politiques, construire une société solidaire, féministe, respectueuse de la nature, responsable, sobre et plus juste. Nous voulons défendre et étendre à tous les niveaux un contrôle démocratique sur les ressources disponibles, les infrastructures et les conditions de vie et de travail. Nous voulons redéfinir ensemble nos besoins fondamentaux et inventer un mode de vivre foncièrement différent, capable de garantir un avenir aux générations présentes et futures. Et solidaritéS n’est pas seul ! Partout dans le monde, nous assistons à une nouvelle vague de mobilisations féministes, écologistes et sociales. Les femmes de tous horizons descendent dans les rues pour réclamer la fin d’un système patriarcal qui a fait son temps. Après l’année de mobilisations qui a abouti en Suisse à la grève féministe historique du 14 juin 2019, elles continuent de s’organiser collectivement pour défendre des revendications qui touchent toutes les sphères de la société. En tant que mouvement politique féministe, solidaritéS soutient ces luttes en proposant un programme contre toutes les formes de discriminations liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre qui touchent en particulier les femmes. Les mobilisations pour agir contre la crise climatique ont fait elles aussi descendre en masse  de nouvelles générations dans la rue. Un avenir possible se dessine et nous vous invitons à y contribuer.

Ensemble avec toutes les forces qui luttent contre le racisme et la xénophobie, nous nous opposons à ceux dont le fonds de commerce est le rejet des différences et des minorités, ainsi qu’à ceux — souvent les mêmes — qui voient la solution dans la fermeture des frontières et dans la diminution du nombre d’humains ici ou ailleurs sur la planète.

Nous voulons aussi donner plus de place à des dimensions essentielles de la vie — culturelle, artistique, affective, spirituelle, philosophique, citoyenne — reléguées aujourd’hui à une place marginale, alors qu’elles pourraient être développées sans limites et sans péril pour le monde qui est le nôtre.

Programme de solidaritéS et axes de campagne

1 Travaillons moins pour vivre mieux

Programme de solidaritéS et axes de campagne

Instauration immédiate de la semaine de 32 heures de travail, sans perte de salaire et avec embauches correspondantes.

A travail de valeur égale, salaire égal.

Vers la semaine de 20 heures de travail, pour le partage des richesses et la préservation de notre écosystème.

Le Parlement actuel refuse l’instauration de mesures contraignantes pour imposer le droit des femmes à un salaire égal pour un travail de valeur égale et envisage d’augmenter la durée légale du travail pour toutes et tous. solidaritéS propose dans l’immédiat la semaine de 32 heures avec embauches correspondantes et sans pertes de salaires pour les bas et les moyens revenus. Travailler moins, mais travailler toutes et tous. Partager les tâches domestiques et éducatives. À plus long terme, dans la perspective de construire une société écologiste, non productiviste et solidaire, solidaritéS défend la diminution du temps de travail à 20 heures hebdomadaires.

La Suisse est un des pays les plus riches du monde, mais le 2% les plus riches s’accapare autant que les 98% restant ; près de 10% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté. Deux tiers sont des femmes. Alors que les partis représentés au gouvernement  viennent d’accorder un cadeau fiscal de plus de 4 milliards de francs par an aux dirigeant·e·s et aux actionnaires des entreprises les plus riches, le chômage et la précarité continuent d’augmenter, surtout pour les plus jeunes et les plus  âgé.e.s. Partager le travail est un pas important vers une égalité dans les faits entre femmes et hommes. Pour assumer le travail domestique indispensable -qui ne se voit que lorsqu’il n’est pas fait-, les femmes sont les plus nombreuses à se voir imposer des temps partiels et des horaires flexibles, quand elles ne sont pas déjà exclues du marché du travail. Aussi, la réduction du temps de travail pour toutes et tous favorisera une meilleure répartition ainsi qu’une reconnaissance des tâches à ce jour non rémunérées et souvent réservées aux femmes, telles que l’éducation, le ménage et les soins aux proches. Combinée à un salaire minimum de 4’500 francs par mois, à l’introduction d’un salaire maximum et d’une retraite à 60 ans pour toutes et tous, la réduction du temps de travail à 32 heures hebdomadaires vise, dans un premier temps, à mettre un terme au rythme de vie effréné auquel nous sommes astreint·e·s et à récupérer du temps libre. Nous pourrons ainsi commencer à prendre plus facilement soin de notre santé, mieux partager les tâches et profiter de notre famille et de nos proches, mais aussi prendre plus facilement part à des engagements citoyens, associatifs ou culturels ainsi qu’aux loisirs, aujourd’hui trop souvent réservés à une minorité de privilégié·e·s. À terme, la réduction du temps de travail doit être une mesure écologiste et anti-productiviste, en produisant moins pour préserver notre écosystème. Pour pouvoir réduire le temps de travail à 20 heures hebdomadaires, nous voulons partager équitablement le travail nécessaire et utile et supprimer les produits polluants et inutiles.

2 La crise climatique n’attend pas

En finir avec l’utilisation des énergies fossiles et du nucléaire.

Programme public national d’assainissement et de rénovation des bâtiments pour passer au chauffage 100% renouvelable d’ici 2035.

Arrêt de l’extension des routes et des aéroports au profit du réseau des transports publics gratuits.

Une agriculture durable, respectueuse des animaux, de la nature et garante de la souveraineté alimentaire.

Cette nécessaire transition écologique doit êter financée par ceux qui ont le plus bénéficié des énergies fossiles, les entreprises et les plus fortunés

Un changement de système est nécessaire. Nous voulons rompre avec le modèle capitaliste et productiviste actuel qui nous mène droit dans le mur. C’est pourquoi, nous proposons un programme de transition écologique aussi radical que les destructions que nous observons. Dans l’immédiat, nous sommes pour reconnaître l’urgence climatique. Plutôt que la « règle d’or » des chantres de l’austérité budgétaire, nous proposons d’instaurer la « règle verte » qui implique de prélever moins de ressources à la nature que ce qu’elle peut reconstituer.

Nous proposons de mettre en œuvre tous les moyens permettant d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2030 et l’abandon complet des énergies fossiles en Suisse à l’horizon 2040. Cela en appliquant le principe de la justice climatique, c’est-à-dire un financement de la transition écologique assumé par les principaux responsables et bénéficiaires de l’extraction de masse des énergies fossiles, à savoir les entreprises et les plus fortunés.

Nous proposons d’effectuer des prélèvements fiscaux sur les activités entrepreneuriales et les placements financiers dans des secteurs qui contribuent à la dégradation écologique, en Suisse et ailleurs, ainsi que le désinvestissement des caisses de pension cantonales et fédérale de ces secteurs. Nous défendons le droit à la mobilité écologique, notamment par la gratuité et le développement des transports en commun régionaux.

Nous proposons une politique publique de construction massive de logements durables, des investissements significatifs dans le solaire thermique, des mesures pour relocaliser la production et les échanges ainsi que pour le développement d’une agriculture biologique et de proximité qui offre de bonnes conditions de travail aux paysan·ne·s. Nous nous opposons fermement aux systèmes de compensation à l’étranger des émissions de CO2 comme du développeemnt massif de la culture de carburants « verts » qui impliquent le pillage des ressources et la destruction des écosystèmes des pays du Sud. La voiture électrique privée est une illusion environnementale destinée à calmer la conscience des plus fortunés. Nous nous opposons à une politique écologique misant sur des taxes, car celles-ci pèsent surtout sur les revenus faibles et renforcent l’accès inégal à la mobilité et au logement. Respecter la justice climatique signifie rompre avec la logique de croissance continue qui représente l’ADN du système capitaliste. Nous défendons un programme radical de transition écologique, en sortant du système actuel qui détruit l’environnement au seul bénéfice des pays et des personnes les plus riches. 

3 Égalité et liberté sans oppressions sexistes

Toute violence sexuelle est de trop, rompons la loi du silence.

Nous voulons la liberté sur nos corps et nos vies ; choix de notre sexualité, avortement et contraception libres et gratuits..

Egalité intégrale des droits, y compris le droit pour toutes et tous d’adopter un enfant.

Un congé parental payé d’un an avec la garantie de retrouver son poste.

Un enfant, une place en crèche et une éducaton à l’égalité dès l’enfance.

Nous dénonçons toute forme de harcèlement et de violence, à la maison, au travail, à l’école et dans la rue. Qu’elles soient physiques, psychologiques ou symboliques, toutes les violences sexistes doivent être dénoncées et combattues. En Suisse, chaque année 22 femmes en moyenne meurent sous les coups de leur (ex-) partenaires. Des mesures de prévention et des moyens suffisants sont indispensables pour lutter contre cet état de fait. La Confédération doit créer un observatoire des violences faites aux femmes et construire un plan sur le long terme axé sur la formation pour un meilleur accueil des victimes de violence par les personnes concernées : corps médical, intervenant·e·s sociaux·ales, etc. Renforcer les mesures répressives et carcérales ne résout rien. Il faut dégager des moyens suffisants pour soigner les hommes violents, développer la prévention et l’éducation. Nous revendiquons l’inversion du fardeau de la preuve pour les victimes de harcèlement sexuel sur leur place de travail.

Au sein des couples hétérosexuels, la santé sexuelle est une charge mentale et financière essentiellement assumée par les femmes. Cela doit cesser : l’ensemble des frais liés aux protections hygiéniques, aux moyens contraceptifs, aux consultations gynécologiques, à la grossesse ou à l’avortement sont des besoins de santé de base et doivent être intégralement remboursés. Interrompre une grossesse non désirée est un droit qui appartient en dernier recours à la femme, et à elle seule. Par contre mettre au monde des enfants ou en adopter pour les aimer et les éduquer doit être un droit reconnu à chacun-e, quelle que soit son orientation sexuelle. La naissance ou l’adoption d’un enfant concerne les deux parents : ceux-ci doivent pouvoir être présents tous les deux durant les premiers mois. Les deux semaines de congé paternité votées au parlement sont clairement insuffisantes ! Pour permettre un investissement assumé à part égale entre les deux parents, nous voulons un congé parental d’un an, avec la garantie de retrouver son poste, à partager entre les deux partenaires. Nous voulons des structures d’accueil de qualité, gratuits et en nombre suffisant pour l’accueil de tous les enfants. Les parents qui le souhaitent  doivent pouvoir trouver une bonne solution de prise en charge de leurs enfants dans une structure publique, sans devoir se battre pour le droit à une place. Les inégalités et la formation des stéréotypes de genre commencent dès le plus jeune âge : c’est pourquoi il faut mettre en place des cours d’éducation sur le genre et sur les multiples orientations sexuelles avec des professionnel·le·s spécialisé·e·s tout au long du cursus scolaire.

4 Contre la pauvreté, répartition des richesses !

Oui à un impôt de 90% sur les revenus qui dépassent le million annuel.

Une retraite digne et suffisante pour vivre, dès 60 ans, financée par une caisse publique de sécurité sociale sur le modèle de l’AVS.

Un accès aux soins libre, gratuit et des hôpitaux 100% publics pour toutes et tous.

Un salaire minimum de 4500.- fr. et des mesures pour garantir l’égalité salariale entre femmes et hommes.

La gratuité intégrale de l’éducation et des bourses pour toutes les formations.

Nous plaçons l’humain avant les profits, la solidarité avant le chacun pour soi. Nous partons de l’idée qu’il faut partager les richesses produites par notre travail et nos activités et en finir avec un système qui privilégie une toute petite minorité au détriment de la grande majorité d’entre nous.

Revendiquer un impôt de 90% sur les revenus qui dépassent le million annuel, c’est affirmer qu’avec un million de revenu, les plus riches d’entre nous auraient encore largement de quoi assumer leur train de vie, mais c’est surtout se donner les moyens d’éradiquer la pauvreté en Suisse, un des pays les plus riches du monde. Avec une retraite à 60 ans pour toutes et tous, et l’intégration des fonds du 2e pilier à l’AVS, nous pourrions avoir en Suisse de véritables retraites populaires avec des rentes minimales de 4’000 francs par mois. Il resterait ainsi du temps et de l’argent en suffisance à chacun-e pour profiter un peu après une vie de labeur, et souvent de galère… Pour que la maladie ne puisse plus être une cause de précarité pour les assuré·e·s, ni une source de profits pour les assureurs, les cliniques privées et les industries pharmaceutiques, nous revendiquons un accès aux soins libre, gratuit et des hôpitaux qui soient 100% publics pour toutes et tous. Nous sommes pour une caisse maladie unique et publique, avec des primes proportionnelles aux revenus et assumées à 50% par l’employeur. Des soins gratuits et de qualité sont un objectif réaliste ; tout comme la gratuité de la formation et des bourses pour la formation de toutes et tous ; à condition de lutter contre la fraude fiscale et d’imposer une fiscalité plus équitable, par une baisse des charges pour les revenus bas et moyens et une hausse conséquente d’impôts pour les gros revenus et les grandes entreprises. Pour garantir à chacune et chacun une vie digne, nous voulons instaurer un salaire minimum de 4’500.- et imposer des sanctions conséquentes aux entreprises qui ne respectent pas le principe constitutionnel d’un salaire égal pour un travail de valeur égale. Nous demandons aussi l’extension des droits syndicaux, en particulier du droit de grève. Nous savons d’expérience que la justice sociale ne peut pas se conquérir par la seule voie parlementaire. Les luttes et les grèves sont nécessaires pour établir un rapport de force suffisant pour faire plier ceux qui détiennent le pouvoir, les patrons et les politicien-ne-s qui soutiennent le système capitaliste.

5 Antiracisme et solidarité internationale

Pour l’ouverture des frontières et la liberté de circulation et d’installation pour tous les êtres humains.

Accueil et intégration solidaires des migrant.e.s

Fin des centres fédéraux de répression et de déportation des migrant.e.s

Reconnaissance des violences de genres, des catastrophes environnementales et économiques.

Pas d’exportation d’armes depuis la Suisse et suppression de l’armée.

Pour le respect des engagements internationaux en matière d’aide publique au développement (0,7 % du Revenu National Brut ) et selon des critères et des orientations visant la lutte contre la très grande pauvreté, l’autonomie des personnes soutenues et l’éducation, notamment des femmes.

Lutte contre la prédation des matières premières des pays du Sud et la dégradation de leur environnement orchestrée par des entreprises ayant leur siège en Suisse.

Alors que la mer Méditerranée continue de se transformer en cimetière, solidaritéS revendique l’ouverture des frontières et le retrait de la Suisse des accords de Dublin. Par son application zélée des accords de Dublin, par l’enfermement de migrant·e·s dans les centres de détention administrative, par les renvois forcés et les assignations à résidence, l’État violente, humilie, précarise et détruit des êtres humains. Nous vivons dans un système où les capitaux et les marchandises voyagent librement et traversent toutes les frontières. Nous refusons que ces mêmes frontières soient synonymes de mort ou de violences extrêmes pour des êtres humains Nous luttons pour exiger un accueil digne des personnes qui fuient les guerres, les régimes autoritaires, les violences machistes et les crises économiques ou écologiques. L’actuelle loi sur l’asile doit être abandonnée au profit d’un principe simple : le droit pour tout être humain menacé dans sa vie de demander l’asile en Suisse. Le système actuel est coûteux et conduit à des situations inhumaines. Dans l’immédiat nous demandons que les violences sexistes, les catastrophes environnementales et économiques soient reconnus comme motifs d’asile. SolidaritéS lutte sur le terrain contre les effets de cette politique raciste et discriminatoire, défendue et appliquée par tous les partis aujourd’hui représentés au gouvernement. Nous revendiquons l’octroi de la nationalité suisse à tous les enfants nés sur le territoire. Nous voulons que toutes les personnes qui vivent en Suisse disposent des mêmes droits politiques, sociaux et économiques. Nous exigeons la régularisation collective des personnes sans-papiers et l’arrêt immédiat des « renvois Dublin » en faisant jouer la clause de souveraineté. Nous revendiquons la fermeture des centres de détention et le droit à la formation et aux soins pour tou·te·s les mineur·e·s non accompagné·e·s. Nous demandons des sanctions pour les policiers·ères coupables de violences racistes et un meilleur contrôle pour lutter contre le profilage racial. Nous exigeons des mesures pour lutter contre ces violences inacceptables, notamment une instance indépendante de plainte, ainsi que l’introduction d’un récépissé pour chaque interpellation de police. Nous proposons enfin une loi contraignante pour lutter contre toutes les discriminations à l’embauche, au logement, à la formation et aux prestations sociales. Alors même que le Parlement suisse a décidé qu’une part de 0,5 % du Revenu national Brut doit être accordée à l’aide publique au développement, cette dernière n’atteint que 0,44 % en 2018 et diminue en valeur absolue par rapport aux années précédentes. Au-delà des chiffres, qui comptabilisent en fait diverses dépenses dont aussi celles affectée à l’asile en Suisse et donc non directement utiles pour les « pays les moins avancés » (PMA), il importe que l’augmentation de la participation suisse à l’aide internationale au développement, qui nous apparaît plus que jamais nécessaire, s’opère dans un contexte de plus grande implication du peuple suisse.